Ă€ propos

Issue d'une vision qui m'a été donné en octobre 2012, la création du Chemin a pour objectif de proposer une démarche personnelle et spirituelle à tous ceux qui désirent découvrir les bienfaits physiques, psychologiques et spirituels que procure l'expérience de la marche longue dure. Cela aura pris plus de 3 années de travail à temps plein pour mobiliser et rassembler des centaines de personnes autour d’une vision commune. Tout un tour de force!

Nous vous présentons fièrement le résultat de cet accomplissement réalisé par et pour des gens de cœur : Le Chemin...

 

Remerciements Ă€ toute l’équipe

« Tous pour un et un pour tous ! » Sans l’effort et la collaboration des diffĂ©rents intervenants municipaux et rĂ©gionaux, Le Chemin... n’aurait jamais pu exister. Un sincère remerciement Ă  tous nos collaborateurs :

  • Les agents de dĂ©veloppement rural;
  • Les maires et conseillers municipaux;
  • Les comitĂ©s de citoyens;
  • Les prĂ©fets;
  • Les directeurs des MRC;
  • Les hĂ©bergeurs, amis du chemin, marcheurs;
  • Nos familles et amis


La crĂ©ation

N’ayant pas de livres ou guides de référence pouvant nous aider dans les différentes étapes de la réalisation d’un tel projet, nous ne pouvions que nous fier sur nous et qui nous sommes.

« Suivre les signes de la vie… »  Grâce Ă  une succession d'Ă©vĂ©nements divinement bien orchestrĂ©, nous avons Ă©tĂ© guidĂ©s dans la rĂ©alisation de ce projet.

« Le hasard n’existe pas… »  Bien que cette date nous rappelle un lourd souvenir de notre humanité©, le 11 septembre 2013 fut une date importante.  Alors que nous Ă©tions dans la rĂ©gion oĂą se tenait le colloque de l’Université© rurale quĂ©bĂ©coise, nous avons rencontrĂ© des agents de dĂ©veloppement rural des diffĂ©rentes rĂ©gions du QuĂ©bec oĂą allait passer le Chemin.  C’est ainsi qu’à l’automne 2013, nous avons eu une quarantaine de rencontres afin de dĂ©terminer la direction et l’éventuel parcours que le chemin allait emprunter.

« Les bottines suivent les babines… »  Vous connaissez cette expression !  Elle nous a inspirĂ© Ă  entreprendre une marche initiale Ă  l’hiver 2014.  Ces 53 jours de marche entre le 2 fĂ©vrier et le 26 mars, nous ont permis de tester le tracĂ© fourni par l’ensemble des villages traversĂ©s, tout en prĂ©sentant le projet du chemin le soir venu.  C’est ainsi que le tracĂ© proposĂ© initialement fut modifiĂ© de plus de 50 %, nous amenant Ă  remarcher le chemin rapidement Ă  l’automne suivant pour valider le tout.

« Faire avec ce que l’on a… » C’est l’art de devenir des patenteux !  Faire preuve de crĂ©ativitĂ© en utilisant ce qui existe dĂ©jĂ , en donnant une deuxième vie aux infrastructures existantes.  Par exemple : ne pas avoir Ă  dĂ©fricher de sentiers, ni Ă  nĂ©gocier des droits de passage, en utilisant les rangs de campagne peu frĂ©quentĂ©.  Cela nous a permis d’accomplir l’objectif visĂ©, soit d’avoir un tracĂ© praticable en toutes saisons, paisible, sĂ©curitaire et accessible.

« Un pas Ă  la fois… »  C’est notre devise prĂ©fĂ©rĂ©e !  Le Chemin nous demande d’être Ă  son Ă©coute et de franchir chacune des Ă©tapes en respectant le rythme de chaque pas.  Ceci nous a tous amenĂ© Ă  dĂ©velopper encore plus cette vertu qu'est la PATIENCE.  C’est ce qui nous permis de bâtir rapidement tout en faisant un pas Ă  la fois.

 

Philosophie

Désirant contribuer à un monde meilleur, les piliers de notre approche sont: le développement durable, l’éco-responsabilité, le bien commun et l'éveil ou la reconnexion à une spiritualité universelle oubliée.

 

Valeurs

Les valeurs d'AuthenticitĂ©, d'IntĂ©gritĂ©, d'HonnĂŞtetĂ©, de SincĂ©ritĂ©, de LoyautĂ©, de Droiture, de VĂ©ritĂ©, de Justice, de Respect, de SimplicitĂ©, de SensibilitĂ©, de Paix et d'Amour sont au cĹ“ur de notre mission.  Le Chemin... vous invite Ă  voir la Vie sous un autre angle, soit la Voie de la Sagesse, de la VĂ©ritĂ© et de la Lumière.

 

La mission sociale

Apporter notre contribution aider à la revitalisation des petits villages du Québec faisant partie du Chemin.

 

Le Haut-Pays Ă  prĂ©server et Ă  faire dĂ©couvrir

Anciennement, l’expression l’« arrière-pays » étaut utilisé pour désigner les régions éloignées des grands centres et reculées dans les terres, qui ont été défrichées bien après les premières vagues de la colonisation le long du fleuve Saint-Laurent, au Québec. En foulant le sol montagneux des Appalaches qu’emprunte le chemin et par l’hommage que nous voulons rendre à nos défricheurs, nous utiliserons désormais le terme de Haut-Pays.

À l’image de ces pionniers de l’époque, ces gens qui y habitent ont l’espoir de créer un monde nouveau avec des valeurs humaines au cœur de ce rêve. Ce nouveau type de tourisme contribuera certainement à revitaliser ses petits villages traversés par le chemin, en plus de faire connaître des régions méconnues qui dépayseront à coup sûr un nouvel arrivant !

L'histoire sur Le Chemin...

Les premières routes coloniales

Le chemin Craig-Gosford, entre Boston et Québec, est la toute première route à relier les États-Unis et le Canada.

Sa construction dĂ©bute en 1810. Le gouverneur Henry Craig dĂ©sire alors favoriser la colonisation anglophone, afin d’assimiler la population française.  Mais la guerre anglo-amĂ©ricaine de 1812, ou la seconde guerre de l’IndĂ©pendance, oblige les canadiens Ă  abandonner ce chemin afin qu’il ne devienne une voie d’invasion pour les AmĂ©ricains.

Ce n’est qu’en 1838, que le gouverneur du Canada, Archibald Acheson, comte de Gosford, autorise la construction d’un chemin qui connecte Sainte-Agathe-de-Lotbinière à Sherbrooke. Même si le chemin Gosford se détériore rapidement, il réussit, avec le chemin Craig, à coloniser la région avec de nombreux immigrants d’origine écossaise, irlandaise et anglaise, en quête d’un coin de terre où d’établir.

Quant Ă  la route TachĂ©, fondĂ©e par le Seigneur du mĂŞme nom, elle est la première route Ă  traverser le QuĂ©bec d’Ouest en Est.  Cette route lĂ©gendaire est aujourd’hui connue sous les noms de 216 et 132.

La colonisation après la crise économique

Lors de la crise Ă©conomique de 1929, le Gouvernement du QuĂ©bec offre des terres dans l’arrière-pays aux gens des villes qui n’arrivent plus Ă  nourrir leur famille.  Lors de la Deuxième guerre mondial, cette offre est bonifiĂ©e d’une exemption de service militaire aux colonisateurs.

Toutefois, plusieurs de ces terres ne permettent mĂŞme pas l’autosuffisance alimentaire.  Les milliers de familles pauvres installĂ©es sur ces sols peu fertiles, au milieu de forĂŞt Ă  moitiĂ© dĂ©frichĂ©es posent un vĂ©ritable problème de dĂ©veloppement.