Ă€ propos

Issue du rêve commun de faire découvrir les bienfaits de la marche longue durée au Québec, l’idée de créer un chemin a fait son chemin! Au cours de cette période d’activités intensive, nous n’avons pas seulement bâti un chemin, nous en avons vécu un…

En seulement 2 ans, sa création a nécessité plus de 300 rencontres et 3 marches de plus de 800 km, en plus de rassembler plusieurs centaines de personnes autour d’une vision commune. Tout un tour de force!

Nous vous présentons fièrement le résultat de cet accomplissement réalisé par et pour des gens de cœur : Le Chemin de Saint-Rémi.

Remerciements et l’équipe

« Tous pour un et un pour tous! » Sans l’effort, la co-création et l’implication des différents intervenants municipaux et régionaux, Le Chemin de Saint-Rémi n’aurait jamais pu exister. Un sincère remerciement à tous nos partenaires:

  • Les agents de dĂ©veloppement rural;
  • Les maires et conseillers municipaux;
  • Les comitĂ©s de citoyens;
  • Les prĂ©fets;
  • Les directeurs des MRC;
  • Les hĂ©bergeurs, amis du chemin, marcheurs;
  • Nos familles et amis

La création

N’ayant pas de livres ou guides de référence pouvant nous aider dans les différentes étapes de la réalisation d’un tel projet, nous ne pouvions que nous fier sur nous et qui nous sommes.

« Suivre les signes de la vie. » Dès l’arrivée sur le territoire, des armoiries nous accueillent avec la devise de la municipalité: « Marchons ensemble! ». Le village de Saint-Adrien deviendra donc le point de départ du Chemin de Saint-Rémi.

« Le hasard n’existe pas. » Le 11 septembre 2013, alors que nous étions à Saint-Adrien, le colloque de l’Université rurale québécoise se déroulait dans la région. Lorsqu’ils ont appris l’existence du projet du chemin, les agents de développement rural se sont regroupés autour de nous et nous ont ouvert toutes grandes, les portes de leur région. C’est ainsi qu’à l’automne 2013, nous avons eu une quarantaine de rencontres afin de déterminer la ligne du chemin.

« Les bottines suivent les babines. » Cette première devise nous a inspiré à entreprendre la marche initiale à l’hiver 2014. Ces 53 jours de marche entre le 2 février et le 26 mars, nous ont permis de tester le tracé fourni par l’ensemble des villages traversés, tout en présentant le projet du chemin le soir venu. C’est ainsi que le tracé proposé initialement fut modifié de 50 %, nous amenant à remarcher le chemin rapidement dès l’automne suivant.

« Faire avec ce que l’on a. » C’est l’art de devenir des patenteux! Faire preuve de créativité en utilisant ce qui existe déjà, en donnant une deuxième vie aux infrastructures existantes. Comme par exemple: ne pas avoir à défricher plus de 800 km de sentiers, ni à négocier les droits de passage en utilisant les rangs de campagne peu fréquentés. Cela nous a permis d’accomplir l’objectif visé, soit d’avoir un tracé praticable en toutes saisons, paisible, sécuritaire et accessible.

« Un pas à la fois. » C’est notre devise préférée! Le chemin nous demande d’être à l’écoute des étapes à franchir en respectant le rythme de chacun, nous amenant à développer cette vertu que nous appelons PATIENCE. C’est ce qui nous permet de bâtir sur du solide et même en faisant un pas à la fois, d'avancer rapidement.

Philosophie du Chemin de Saint-RĂ©mi

Désirant contribuer à un monde meilleur, le développement durable, l’éco-responsabilité, le bien commun et une spiritualité universelle sont au cœur de toute la création du Chemin de Saint-Rémi.

Valeurs du Chemin de Saint-RĂ©mi

Les valeurs qui nous inspirent sont le respect, l’authenticité, la simplicité et la solidarité.

La mission sociale du Chemin de Saint-RĂ©mi

Contribuer à la revitalisation des petits villages du Québec en faisant revivre les cœurs villageois.

Le Haut-Pays à préserver et à faire découvrir

Anciennement, l’expression « arrière-pays » était utilisée pour désigner les régions éloignées des grands centres et reculées dans les terres, qui ont été défrichées bien après les premières vagues de la colonisation le long du fleuve Saint-Laurent, au Québec. En foulant le sol montagneux des Monts Notre-Dame qu’emprunte le Chemin de Saint-Rémi et par l’hommage que nous voulons rendre à nos défricheurs, nous utiliserons désormais le terme de Haut-Pays.

À l’image des défricheurs de l’époque, ces gens qui habitent le Haut-Pays ont l’espoir de créer un monde où les valeurs humaines sont au cœur de ce rêve. Ce nouveau tourisme contribuera certainement à la revitalisation de ses petits villages traversés par le chemin, en plus de faire connaître des régions moins connues qui dépayseront à coup sûr.

L'histoire sur le chemin

Les premières routes coloniales

Le chemin Craig-Gosford, entre Boston et Québec, est la toute première route à relier les États-Unis et le Canada.

Sa construction débute en 1810. Le gouverneur Henry Craig désire alors favoriser la colonisation anglophone, afin d’assimiler la population française. Mais la guerre anglo-américaine de 1812, ou seconde guerre d’indépendance, oblige les canadiens à abandonner ce chemin afin qu’il ne devienne une voie d’invasion pour les Américains.

Ce n’est qu’en 1838, que le gouverneur du Canada, Archibald Acheson, comte de Gosford, autorise la construction d’un chemin qui connecte Sainte-Agathe-de-Lobtinière à Sherbrooke. Même si le chemin Gosford se détériore rapidement, il réussit, avec le chemin Craig, à coloniser la région avec de nombreux immigrants d’origine écossaise, irlandaise et anglaise, en quête d’un coin de terre où s’établir.

Quant à la route Taché, fondée par le Seigneur du même nom, elle est la première route à traverser le Québec d’Ouest en Est. Cette route légendaire est aujourd’hui connue sous les noms de 216 et 132.

La colonisation après la crise économique

Lors de la crise économique de 1929, le Gouvernement du Québec offre des terres dans l’arrière-pays aux gens des villes qui n’arrivent plus à nourrir leur famille. Lors de la Deuxième guerre, cette offre est bonifiée d’une exemption de service militaire aux colonisateurs.

Toutefois, plusieurs de ces terres ne permettent même pas l’autosuffisance alimentaire. Les milliers de familles pauvres installées sur ces sols peu fertiles, au milieu de forêts à moitié défrichées, posent un véritable problème de développement.